Presse

Actualités industrielles et commerciales, informations financières, projets internationaux ou innovants... retrouvez l’actualité de PV Alliance.

28-04-2009 | ''Parier sur la prochaine génération de cellules photovoltaïques''

Actu Environnement : La France affiche un certain retard par rapport au Japon, à l'Allemagne, concernant la filière photovoltaïque. La conjoncture est-elle favorable aujourd'hui à un développement de l'industrie photovoltaïque au niveau national ?

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27-04-2009 | 300 MW de photovoltaïque d'ici 2011 : la CRE publie son appel d'offres

Celui-ci concerne la construction d'ici 2011 d'au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française, pour une puissance cumulée maximale de 300 MW. Cette capacité est répartie en 27 tranches, sur quatre zones :

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25-02-2009 | La France investit 46,5 M€ dans Solar Nano Crystal

L'exécutif européen autorise la France à verser une aide d'Etat de 46,5 millions d'euros dans le projet Solar Nano Crystal. Ce dernier, encadré par le consortium PV Alliance, consiste à développer la filière de l'énergie solaire, de la fabrication de silicium aux modules photovoltaïques.

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24-04-2009 | Le CEA veut réduire les coûts de fabrication des panneaux solaires et améliorer leurs rendements
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20-05-2009 | PV Alliance accélère dans le photovoltaïque

L'entreprise PV Alliance de Bourgoin-Jallieu (Isère), spécialisée dans le développement de cellules photovoltaïques à haut rendement, va disposer dans quelques mois d'un second atelier pilote ancré au sein du CEA Grenoble.

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16-07-2009 | Energie solaire : PV Alliance ou le pari de la R&D

Constituer un partenariat afin de disposer de tous les atouts qui permettent de gagner la prochaine bataille du solaire.

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15-04-2009 | Photovoltaïque : rattraper le retard français par l'innovation

Dans un contexte climatique et énergétique tendu, l'énergie solaire, abondante et gratuite, fait l'objet de nombreuses recherches. Cette ressource peut être utilisée de plusieurs façons mais c'est la transformation directe du rayonnement solaire en électricité, le photovoltaïque, qui concentre aujourd'hui le plus de recherches tant pour l'intégration au bâti que pour baisser les prix des composants. Il est question d'améliorer à la fois les performances des matériels et la compétitivité économique de la filière. Les cellules photovoltaïques qui composent les modules font à ce titre l'objet de toutes les attentions.

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15-01-2009 | Energies renouvelables, le développement de l'énergie solaire photovoltaïque

Quel sera le développement de l’énergie solaire photovoltaïque en France alors que le Grenelle Environnement prévoit une transition énergétique ?

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15-01-2009 | photovoltaique : 150 000 emplois à créer

Le « Solar Event », organisé en Savoie du 27 au 29 juin, sera l’occasion pour les professionnels du solaire photovoltaïque de réclamer aux pouvoirs publics la levée des obstacles réglementaires au déploiement de cette énergie en France.

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12-05-2009 | France : le photovoltaïque décolle, mais manque d'industrie amont

Va-t-on rattraper nos voisins européens leaders du solaire que sont l'Allemagne et l'Espagne ?

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10-04-2009 | Le CEA veut réduire le coût des panneaux solaires

Le photovoltaïque, cette énergie renouvelable qui permet de produire de l'électricité en transformant une partie du rayonnement solaire, souffre en France de deux handicaps majeurs.

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09-06-2009 | LE BOURGET-DU-LAC

L'écologie est à la mode et la Savoie montre l'exemple.

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09-06-2009 | Energies - Sarkozy en militant écolo
  • "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres", a-t-il promis.

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    09-04-2009 | Photovoltaïque : la bataille du haut rendement

    Ce 9 avril, le Centre pour l'énergie atomique (CEA) a évoqué sa stratégie d'innovation dans le secteur de l'énergie photovoltaïque , et présenté PV alliance, le « super labo » français créé pour rattraper les Allemands et les Japonais, leaders, sur la nouvelle frontière à dépasser dans les technologies du photovoltaïque. L'occasion de faire le point sur le positionnement des industries de la planète dans la guerre du photovoltaïque.

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    04-03-2009 | Solaire Résidentiel - le marché de demain
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    25-02-2009 | La France investit 46,5 M€ dans Solar Nano Crystal

    L'exécutif européen autorise la France à verser une aide d'Etat de 46,5 millions d'euros dans le projet Solar Nano Crystal. Ce dernier, encadré par le consortium PV Alliance, consiste à développer la filière de l'énergie solaire, de la fabrication de silicium aux modules photovoltaïques.

    La Commission européenne a estimé l'aide compatible avec la réglementation sur les aides d'Etat au titre de la recherche, du développement et de l'innovation. Cette aide, affirme Bruxelles dans un communiqué : « encourage des activités de R&D qui n'auraient pas été menés en son absence et qui visent à promouvoir les formes d'énergie durables et diversifiées. Ces avantages l'emportent sur les risques de distorsion de la concurrence. » Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, est ravi. L'OSEO, agence française de l'innovation, aussi.

    L'aide française prendra la forme de subventions et d'avances remboursables. Seuls les 20 millions d'euros qui seront versés à PV Alliance, filiale commune à EDF ENR, Photowatt et CEA Valorisation, une filiale du Commissariat à l'énergie atomique, ont fait l'objet d'un examen approfondi. Le reste ne constitue pas une aide, car il est destiné à des organismes publics.

    Solar Nano Crystal s'appuie sur de nombreux tests et validation de recherche effectués dans un centre, LaFab, installé en Isère. Le projet d'une durée de 5 ans doit mener à la construction en France de centres de production de cellules solaires.

     


    http://www.neteco.com/260126-solar-nano-crystal-aide-etat-france.html
    15-01-2009 | Energies renouvelables, le développement de l'énergie solaire photovoltaïque

    Quel sera le développement de l’énergie solaire photovoltaïque en France alors que le Grenelle Environnement prévoit une transition énergétique ?

    Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie a présenté en inauguration de la Semaine des Energies Renouvelables, le plan national de la France de développement des énergies renouvelables, avec la filière énergie solaire photovoltaïque.

    Ce plan a pour objectif d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle Environnement pour atteindre au moins 23% de part de marché des énergies renouvelables dans la consommation globale d’énergie à l’horizon 2020.

    Ainsi, Jean-Louis Borloo a annoncé le lancement d’appel d’offres pour la construction de centrales solaires, le renforcement du dispositif tarifaire (rachat de l’énergie solaire photovoltaïque), et la simplification administrative et fiscale.

    Grâce aux efforts de recherche, l'énergie solaire pourrait être compétitive avec le prix du marché de l'électricité à l'horizon 2020. Pour les sites les plus ensoleillés, l'électricité photovoltaïque pourrait s'avérer économiquement attractive par rapport aux prix de pointe dès 2010.

    Voir l'article en totalité.


    15-01-2009 | photovoltaique : 150 000 emplois à créer

    Le « Solar Event », organisé en Savoie du 27 au 29 juin, sera l’occasion pour les professionnels du solaire photovoltaïque de réclamer aux pouvoirs publics la levée des obstacles réglementaires au déploiement de cette énergie en France.

    Selon Eric Laborde, membre du conseil d’administration de l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque (EPIA), cette filière pourrait, comme en Allemagne, générer en France des dizaines de milliers d’emplois dans les années à venir.

    http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article2633


    15-04-2009 | Photovoltaïque : rattraper le retard français par l'innovation

    Dans un contexte climatique et énergétique tendu, l'énergie solaire, abondante et gratuite, fait l'objet de nombreuses recherches. Cette ressource peut être utilisée de plusieurs façons mais c'est la transformation directe du rayonnement solaire en électricité, le photovoltaïque, qui concentre aujourd'hui le plus de recherches tant pour l'intégration au bâti que pour baisser les prix des composants. Il est question d'améliorer à la fois les performances des matériels et la compétitivité économique de la filière. Les cellules photovoltaïques qui composent les modules font à ce titre l'objet de toutes les attentions.

    Un développement de la filière Française impulsé en 2005...

    La France a donné, en 2005 une impulsion à cette énergie selon trois axes stratégiques de développement : subvention de la filière pour la rendre plus compétitive, soutien à la filière industriel et constitution d'un Institut qui puisse aider les industriels à se développer et favoriser le transfert rapide de l'innovation vers l'industrie : l'Institut national de l'énergie solaire (INES).

    Notre objectif est de faire exister la France dans le secteur du photovoltaïque. Jusqu'il y a peu, on était très en retard, notamment vis-à-vis de l'Allemagne et du Japon, a estimé Jean Pierre Joly, directeur général de l'INES, lors d'une présentation à la presse des dernières avancées technologiques dans ce secteur. Créé en 2006, l'INES regroupe à proximité de Chambéry les principaux acteurs français de la recherche (quel que soit leur établissement de rattachement : CEA, CNRS, Universités, CSTB) dans le domaine de l'énergie solaire. Il y a encore quatre ans, seule une soixantaine de personnes réparties dans une vingtaine de laboratoires travaillait sur ces sujets. Or, si l'on veut être crédible, il faut être 200, comme en Allemagne à Friburg, explique Didier Marsacq, directeur du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) - Institut Liten (laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux) qui apporte la plus grande part du financement à cet établissement. L'institut, qui a permis de concentrer les efforts et les moyens sur le sujet, devrait donc prochainement regrouper 250 personnes fin 2011 (chercheurs, formateurs et industriels) sur un site de 12 000 m2. Entre 2006 et 2009, les projets collaboratifs sont passés de 3 millions d'euros à 15 millions d'euros, commente Didier Marsacq. Cette forte croissance illustre la forte demande qu'il y'avait de la part des industriels français et des PME dans le soutien de la R&D sur ces sujets. Depuis la création de l'INES, quatre entités se sont créées ou sont en cours de création : PV Alliance, Genehpi, start-up sur la modélisation des performances énergétiques des bâtiments, Prollion sur la production de batterie et enfin Photosil qui s'intéresse à la production de silicium.
    Aujourd'hui, selon le directeur du CEA - Institut Liten, l'INES fait partie des 4 plateformes qui sont identifiés au niveau européen aux côtés de l'IMEC, centre européen de recherche en matière de microélectronique, ECN, centre de recherche sur l'Energie des Pays-Bas et l'Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) en Allemagne.

    ...renforcé par le Grenelle

    L'Institut commence, en outre, à récolter les fruits du Grenelle de l'Environnement. Il est chargé (mesure 48 du Grenelle) de lancer une plateforme d'étude de la performance et du vieillissement des cellules photovoltaïques et de regarder la possibilité de lancer l'industrialisation des technologies en couche mince sur substrat flexibles. Le CEA a également été identifié (mesure 49) pour mettre en place des plateformes dédiées au stockage électrochimique. Quatre projets de plates-formes ont d'ores et déjà été présélectionnés et présentés par Olivier Appert, président de l'Institut Français du Pétrole (IFP), et Bernard Bogot, administrateur général du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA). Ils portent sur les essais intégrés des véhicules décarbonés innovants (Mov'eo-DEDGE), les capteurs environnementaux pour les bâtiments (HELIOS), la mesure des performances des systèmes photovoltaïques (PROMOSOL) et la caractérisation des performances des batteries (STEEVE). Ces nouvelles plateformes vont se traduire par la création de nouveaux bâtiments au sein de l'INES, souligne Didier Marsacq.

    Rendre la technologie plus abordable et attractive

    Mais pour que la France se positionne parmi les meilleurs, des efforts de recherches sont indispensables. Les recherches conduites au sein de l'Institut national de l'énergie solaire visent à perfectionner les cellules photovoltaïques à haut rendement et faible coût utilisant des semi-conducteurs organiques (plastique) mais aussi celles des cellules en silicium cristallin. À l'heure actuelle, les installations les plus commercialisées sont à base de Silicium, un élément intéressant grâce à sa structure atomique. Utilisé majoritairement sous sa forme cristalline (silicium polycristallin ou monocristallin), le silicium est à la base d'une technologie éprouvée et robuste dont l'espérance de vie atteint 25 ans. La matière première est abondante, la technologie fiable avec des garanties de 25 ans et les rendements de conversion importants et des possiblités non exploités de réduction du prix de WattC, explique Jean-Pierre Joly. On a fait un choix de travailler sur la technologie de silicium cristallin entre autres parce que c'est la technologie majoritaire et l'on pense qu'il y'a encore beaucoup de R&D à mener sur le sujet, a précisé Jean-Pierre Joly qui estime que le prix du photovoltaïque doit être divisé par trois. L'objectif étant de franchir la barre de l'euro par WattC (Watt crête) à l'échelle du module photovoltaïque et des deux euros par WattC installé.

    Pour accroître l'attractivité de l'énergie solaire photovoltaïque, il est nécessaire de réduire la contrainte liée au caractère aléatoire et intermittent de la production. Les recherches sur le stockage de l'énergie constituent, à ce titre, un axe stratégique. Les chercheurs envisagent également la mise en place de nouveaux modes de gestion de l'énergie et inscrivent leurs travaux dans une approche globale qui prend en compte l'efficacité énergétique des bâtiments et la gestion des réseaux électriques.

    Il est par ailleurs obligatoire d'augmenter les rendements de conversion des cellules photovoltaïques et de développer des processus de fabrication moins onéreux car le silicium coûte cher. Entre début 2007 et fin 2008, le prix du kilogramme de silicium a ainsi triplé, passant de 40 à plus de 120 euros. Développer les technologies « couche mince », plus économes en silicium, est une voie souvent citée, indique le CEA. S'attaquer à ce problème en amont par la mise au point d'un nouveau procédé bas coût d'élaboration de silicium « de qualité solaire » en est une autre. Le CEA et ses partenaires ont ainsi mis au point un procédé de purification, le procédé PHOTOSIL. Objectif : obtenir un minerai de silicium aux alentours de 25 € le kg notamment en divisant le temps de purification par deux et baisser les coûts des systèmes photovoltaïques de 25 %. Il est important de travailler sur tous les maillons de la chaîne pour faire baisser les coûts, note Jean-Pierre Joly.

    Afin d'accélérer le processus d'innovation dans le domaine des cellules photovoltaïques en silicium, le CEA a créé avec les industriels EDF Energies Nouvelles et Photowatt, la société PV Alliance, implantée à Bourgoin-Jallieu (Isère). La société est financée par ses créateurs, les collectivités territoriales et l'Etat via un projet soumis à Oseo-Innovation : Solar Nano Crystal. Son laboratoire pilote (Lab-Fab) devrait être opérationnel mi-2009. Il validera à une échelle industrielle les innovations issues des laboratoires de recherche. On a fait le pari de la recherche et du développement pour monter une industrie en France, explique Éric Laborde, le directeur de PV Alliance. Le potentiel français en matière d'énergie photovoltaïque est encore peu exploité. Les tarifs de rachat fixés sont extrêmement avantageux (60 centimes le kilowattheure en cas d'intégration au bâti, ce qui constitue un record mondial), avec des contrats garantis sur 20 ans, fait remarquer le CEA. Cette conjoncture tout à fait favorable devrait faire de la France un des acteurs majeurs de l'énergie solaire, ce qui n'échappe pas aux industriels étrangers qui regardent avec beaucoup d'intérêt le marché français.


    http://www.actu-environnement.com/ae/news/cea_ines_recherche_cellule_photovoltaique__7178.php4
    28-04-2009 | ''Parier sur la prochaine génération de cellules photovoltaïques''

    Actu Environnement : La France affiche un certain retard par rapport au Japon, à l'Allemagne, concernant la filière photovoltaïque. La conjoncture est-elle favorable aujourd'hui à un développement de l'industrie photovoltaïque au niveau national ?

    Eric Laborde : Deux problèmes principaux expliquent le retard de la France en la matière. Tout d'abord, jusqu'en juin 2006, il n'y avait pas de marché du photovoltaïque en France et donc pas de programme digne de ce nom. Photowatt par exemple, exportait par exemple plus de 90 % de sa production de cellule solaire photovoltaïque jusqu'à l'an dernier. À partir de juin 2006, le marché a été aidé, subventionné, ce qui lui a permis de démarrer. Le tarif de rachat est actuellement fixé à 60 centimes par Kwh alors que le consommateur achète l'électricité à EDF 10 à 15 centimes. Les énergies vertes ont besoin de ce type de dispositif pour se développer. Aujourd'hui, on commence à trouver un équilibre, le dispositif est plutôt bon. Une dizaine d'années sera nécessaire avant que l'électricité photovoltaïque ne soit au même prix que l'électricité vendue par EDF. Pour cela il faudra qu'il y ait davantage d'installateurs et beaucoup plus de demandes pour faire baisser les coûts. A ce moment-là, le marché aura atteint sa maturité

    AE : Vous parliez d'un second problème propre à la France...
    EL :
    Aujourd'hui, il y a un vrai marché, mais quid d'une industrie ? Nous avons un handicap majeur en France par rapport à l'Allemagne : très peu de territoires bénéficient de fonds structurels européens. Ces subventions permettent pourtant d'attirer des start-up, des entreprises... Ne pas en bénéficier nous prive d'une certaine attractivité. Les investissements dans ce secteur sont considérables. En France, il se peut qu'une industrie d'assemblage locale de panneaux solaires se développe ou que de grands groupes décident d'implanter leurs usines en France, mais le gros de l'emploi du secteur se situera au niveau des installateurs.

    AE : Sur quoi la France peut-elle miser ?
    EL :
    Notre seul moyen est de parier sur la R&D. Avec Solar Nano Cristal1, nous parions sur la prochaine génération de cellules photovoltaïques. Nous avons perdu la bataille sur la génération actuelle, il faut donc se concentrer sur le futur : les cellules à haut rendement. Je pense que les industries qui seront présentes en France tourneront autour de ce programme phare, développé avec le CEA Liten (le laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux du Commissariat à l'énergie atomique), via ses équipes de l'Institut national de l'énergie solaire (INES).

    AE : Quel est l'intérêt d'un tel projet collaboratif ?
    EL :
    Nous allons bénéficier de tout le savoir-faire du CEA dans le domaine de l'électronique. Cela nous apporte un gros plus, auquel nous n'avons pas accès dans le privé. Les petites sociétés qui se joignent au programme n'ont pas les moyens de financer des travaux de R&D de cette ampleur.

    AE : Quel est l'avenir de la filière du photovoltaïque en France ?
    EL :
    Le véritable objectif est d'en avoir sur tous les toits ! Aujourd'hui, un fabricant comme Photowatt produit des cellules solaires pour une capacité de 60 MW par an, soit l'équivalent de 600.000 m². Il faut en moyenne 30 m² de capteurs pour équiper une maison. Donc aujourd'hui, Photowatt a la capacité d'équiper chaque année 20.000 foyers. La France compte 5 millions de maisons individuelles. Le marché sera donc aussi alimenté par les importations...

    Propos recueillis par Sophie Fabrégat

    1/ Le programme Solar Nano Cristal a pour objectif d'augmenter le rendement des cellules photovoltaïques par l'introduction des micro-nanotechnologies et diviser ainsi leur prix de revient par deux en développant un outil de production innovant. Un laboratoire-pilote, LabFab, sera construit à partir de 2009. Il devrait contribuer à la validation des résultats obtenus dans les laboratoires de l'INES. Il sera exploité par PV Alliance, société créée en septembre 2007 par Photowatt (40 %), le CEA (20 %) et EDF Energies Nouvelles (40 %).


    http://www.actu-environnement.com/ae/news/nouvelle_generation_cellules_solaires_photovoltaiques_7261.php4
    10-04-2009 | Le CEA veut réduire le coût des panneaux solaires

    Le photovoltaïque, cette énergie renouvelable qui permet de produire de l'électricité en transformant une partie du rayonnement solaire, souffre en France de deux handicaps majeurs.

    L'Hexagone a longtemps été à la traîne de pays comme l'Allemagne, le Japon et les États-Unis en matière de recherche notamment. Il y a encore quatre ans, seule une soixantaine de personnes réparties dans une vingtaine de laboratoires travaillait sur ces sujets. «Or, si l'on veut être crédible, il faut être 200, comme en Allemagne», explique Didier Marsacq, directeur du CEA (Commissariat à l'énergie atomique)-Institut Liten (laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux).

    Ensuite, l'énergie photovoltaïque est beaucoup trop chère. Ce qui signifie que sans incitation financière ni subventions, elle n'est pas compétitive par rapport aux autres énergies disponibles. «Le prix du photovoltaïque doit être divisé par trois», estime ainsi Jean-Pierre Joly, directeur général de l'Institut national de l'énergie solaire. L'objectif étant de franchir la barre de l'euro par watt. Scientifiquement, il est donc nécessaire d'augmenter les rendements de conversion des cellules, autrement dit leur capacité à récupérer et transformer la lumière reçue en électricité et de mettre au point des processus de fabrication moins chers. Sans oublier, bien sûr, de réduire la contrainte liée au caractère aléatoire et forcément intermittent de cette énergie.

    Le silicium, utilisé depuis longtemps, comme composant essentiel du verre, est l'élément chimique le plus abondant dans la croûte terrestre, après l'oxygène. En tant que semi-conducteur, le silicium est le matériau clé des cellules photovoltaïques qui sont ensuite montées en panneaux solaires, tout comme il l'est dans l'industrie électronique. «La matière première est abondante, la technologie éprouvée et les rendements de production importants», explique Jean-Pierre Joly. Mais le prix du silicium est très élevé : entre le début 2007 et la fin 2008, le prix du kilogramme a triplé, passant de 40 à plus de 120 €.

     

    La voie métallurgique

     

    Outre les questions de coût, sa purification s'avère particulièrement consommatrice en énergie et productrice de gaz à effets de serre. Du coup, les chercheurs limitent leurs exigences en matière de purification en remplaçant par exemple les procédés chimiques par la voie métallurgique. Le CEA et le Liten espèrent ainsi obtenir un minerai de silicium aux alentours de 25 € le kg en réduisant notamment le temps de purification qui a été divisé par deux. L'objectif étant de faire baisser les coûts des systèmes photovoltaïques de 25 %.

    «Il est important de travailler sur tous les maillons de la chaîne pour faire baisser les coûts», note encore Jean-Pierre Joly. L'objectif des chercheurs est de fabriquer les cellules photovoltaïques de «quatrième génération» en utilisant les caractéristiques électroniques des nanostructures.

    Pour mener à bien ces recherches, le CEA a créé, avec EDF Énergies nouvelles et Photowatt, une société baptisée PV Alliance dont le laboratoire pilote devrait être opérationnel prochainement. «On a fait le pari de la recherche et du développement pour monter une industrie en France», explique son directeur, Éric Laborde.


    http://www.lefigaro.fr/vert/2009/04/10/01023-20090410ARTFIG00402-le-cea-veut-reduire-le-cout-des-panneaux-solaires-.php
    09-04-2009 | Photovoltaïque : la bataille du haut rendement

    Ce 9 avril, le Centre pour l'énergie atomique (CEA) a évoqué sa stratégie d'innovation dans le secteur de l'énergie photovoltaïque , et présenté PV alliance, le « super labo » français créé pour rattraper les Allemands et les Japonais, leaders, sur la nouvelle frontière à dépasser dans les technologies du photovoltaïque. L'occasion de faire le point sur le positionnement des industries de la planète dans la guerre du photovoltaïque.

    Pour la Chine, le low cost.  « Les Chinois ont développé en trois ans une capacité (puissance instantanée des cellules photovoltaïques produites chaque année) équivalente à dix fois ou vingt fois  la nôtre. Ils ont joué sur la masse. Ca coûte 2 euros de faire un module. En termes de salaires, la main d'œuvre chinoise est payée 50 centimes par module. La matière première est gratuite. Les industriels comptent sur des prêts gouvernementaux et des subventions sur le silicium. En d'autres termes, c'est la guerre économique sur la technologie actuelle » a résumé Eric Laborde, Directeur de PV Alliance.

    Pour le Japon et l'Allemagne, le haut rendement.  Les industriels nippons leaders sur le secteur, Sanyo, Sharp, Kyocera, investissent sur les technologies de haut rendement : le procédé de « contact face arrière » par exemple,  ou les couches minces sur lesquelles investit Sharp.  L'Allemagne est très efficace : deuxième industrie du photovoltaïque en taille derrière la Chine, elle fournit le même effort que la France en recherche et développement.

    Rendement

    Le rendement de conversion des cellules photovoltaïques est leur capacité à récupérer et transformer la lumière reçue en électricité. La France se situe d'ailleurs sur le créneau nippo-allemand du haut rendement, et tente de combler son retard.« C'est la même épopée que celle du téléphone portable : nous avons perdu la bataille du filaire, mais gagné celle du téléphone mobile. Dans le photovoltaïque, nous avons perdu la bataille du silicium, mais nous tentons de gagner celle du haut rendement », explique Eric Laborde, directeur de PV Alliance.  La France compte en effet faire rentrer son industrie, Photowatt, seul fabricant de cellules photovoltaïques en France, dans le cercle très fermé des sociétés en haut rendement que sont Sunpower (technologie « contact face arrière) et Sanyo (technologie d' «hétérojonction »).

    Pour les Etats-Unis, les couches minces. L'entreprise californienne NanoSolar par exemple, utilise un procédé d'impression pour fabriquer des cellules sérigraphiées. D'autres techniques de fabrication de cellules de couches minces sont basées sur le dépôt sous vide, utilisées notamment par Miasolé. Et, même dans cette filière couche mince, certains fabricants remplacent le silicium par d'autres semi-conducteurs: le tellurure de cadmium (CdTe), et le cuivre/indium/sélénium (CIS). C'est ce que fait notamment FirstSolar

    Quand l'intégration au bâti... surchauffe. Le directeur de PV Alliance a également exprimé ses doutes sur la prédilection française pour l'intégration au bâti. « Intégrer au bâti ça veut dire qu'on produit moins parce qu'on chauffe : cela occasionne des pertes de 5 à 7%. » Le rendement d'un panneau photovoltaïque silicium diminue en effet avec l'augmentation de la température. «  Mieux vaut un module indépendant du toit qui puisse être ventilé. » 

    La start-up PV Alliance est financée par le CEA (20%), EDF Energies Nouvelles (40%) et Photowatt (40%). La société est implantée à Bourgoin-Jallieu (Isère). La France s'est désormais fixé des objectifs ambitieux puisqu'elle compte atteindre en 2020 une production de 5,4 GW, contre 175 Mw installés aujourd'hui.


    http://www.usinenouvelle.com/article/photovoltaique-la-bataille-du-haut-rendement.162375
    27-04-2009 | 300 MW de photovoltaïque d'ici 2011 : la CRE publie son appel d'offres

    Celui-ci concerne la construction d'ici 2011 d'au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française, pour une puissance cumulée maximale de 300 MW. Cette capacité est répartie en 27 tranches, sur quatre zones :

    Zone 1 (Aquitaine, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou Charentes, PACA, Rhône- Alpes) : 2 projets de 10 MW dans chacune des régions ;

    Zone 2 (Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Franche-Comté, Pays de la Loire) dans chacune des régions 1 projet de 10 MW ;

    Zone 3 (Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Picardie) dans chacune des régions 1 projet de 5 MW ;

    Zone 4 : dans la région Corse : 2 projets de 5 MW pour des installations avec stockage de l'énergie, avec un projet pour chacun des départements Corse du Sud et Haute-Corse ; dans le département de la Réunion : 2 projets de 5 MW pour des installations avec stockage de l'énergie ; dans chacun des départements Guyane, Guadeloupe, Martinique ainsi qu'à Mayotte : 1 projet de 5 MW pour des installations avec stockage de l'énergie.

    Une centrale solaire dans chaque région française d'ici 2011. Cet appel d'offres vise l'objectif de mettre en service, d'ici à 2011, au moins une centrale solaire dans chaque région pour une puissance cumulée d'environ 300 MW. Il doit marquer l'accélération du développement de la filière photovoltaïque en France.
    "Le développement des centrales photovoltaïques au sol est encore naissant en France. Entre septembre 2007 et juillet 2008, 22 demandes d'autorisation ont été déposées auprès de l'administration pour des projets (entre 4.5 et 12 MW) cumulant 215 MW de puissance installée. La filière industrielle française est en pleine évolution, avec notamment l'implication des grands acteurs français de l'énergie (EDF, Total, GDF-Suez, CEA, ...). Un soutien public important est apporté à des initiatives ambitieuses (PV alliance, Silpro, pôles de compétitivité, création de l'Institut national de l'énergie solaire, ...) " précise le dossier de presse du ministère de l'Environnement.

    A la fin juin 2008, la puissance installée du parc photovoltaïque français raccordé au réseau était de 18 MW en métropole, contre 6 MW fin 2006 et 13 MW fin 2007. L'énergie solaire pourrait en effet s'avérer compétitive avec le prix du marché de l'électricité à l'horizon 2020, considère le ministère.

    Parmi les autres mesures que comprend le plan « énergies renouvelables » de Jean-Louis Borloo, un dispositif de soutien tarifaire permettra de faciliter le déploiement de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments professionnels (supermarchés, bâtiments industriels ou agricoles de grande taille). Les toitures des bâtiments de l'Etat en seront également équipées. Enfin, les démarches administratives et fiscales seront simplifiées pour les particuliers désireux d'équiper leur maison de panneaux n'excédant pas une surface de 30 mètres carrés.


    http://www.usinenouvelle.com/article/300-mw-de-photovoltaique-d-ici-2011-la-cre-publie-son-appel-d-offres.163430
    04-03-2009 | Solaire Résidentiel - le marché de demain

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    24-04-2009 | Le CEA veut réduire les coûts de fabrication des panneaux solaires et améliorer leurs rendements

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    12-05-2009 | France : le photovoltaïque décolle, mais manque d'industrie amont

    Va-t-on rattraper nos voisins européens leaders du solaire que sont l'Allemagne et l'Espagne ?

    Le cabinet PriceWater- houseCoopers apporte des éléments de réponse dans un premier rapport sur l'état de la filière photovoltaïque en France. Bâti à partir d'entretiens avec 32 acteurs clés du secteur, ce document fait état d'un début de structuration qui ne constitue pas encore, à proprement parler, une « filière », et met en évidence un amont atrophié et un aval atomisé.

    Bien que la France reste à la traîne sur les grands pays solaires, le photovoltaïque commence enfin à s'y développer sérieusement et la croissance devrait s'accélérer. 105 MW ont été installées en 2008, dont 75 en métropole, selon Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire. Ce qui porte la puissance du parc installé à 175 MW. Une forte hausse de la capacité photovoltaïque installée qui devrait se poursuivre en 2009 à un rythme de 100 % à 200 % (soit 200 à 300 MW supplémentaires). Avec une centaine de dossiers déposés chaque mois, les installations professionnelles (entrepôts, grands magasins, parkings, exploitations agricoles, etc., supérieurs à 3kWh) connaissent la plus forte progression.

    La hausse du tarif d'achat en 2006 (il avait été initialement instauré en 2002) a permis ce décollage du secteur, dont la capacité annuelle en 2005 n'avait pas dépassé 7 MW. Les bonnes conditions d'ensoleillement (notamment dans le sud) ont fait le reste.

    Cette dynamique positive devrait durer au moins jusqu'à fin 2010 selon les experts de PricewaterhouseCoopers, grâce toujours au tarif d'achat et à l'ensoleillement mais aussi aussi à la baisse importante du prix des modules lié à la surproduction au niveau international et à des innovations technologiques (telles que celles mises au point par le CEA).

    Atrophie en amont.  Quelles entreprises profiteront de ce boom ? L'Hexagone compte un seul producteur de modules, Photowatt, dont la capacité de production n'excède pas 60 MW. Aujourd'hui, le développement du photovoltaïque en France bénéficie aux fabricants étrangers de cellules, qu'ils soient allemands (Q-Cells notamment), chinois (Suntech...)  ou japonais (Sharp, Kyocera...). plutôt qu'aux emplois français et aux investissements étrangers. La santé de Silpro (qui devait développer une grande usine de production de silicium et de panneaux, avec le projet de reconversion d'un site du groupe chimique Arkema dans les Alpes de Haute-provence) n'est pas pour renverser la tendance : objet de l'attention élyséenne, Silpro a été placé en redressement judiciaire début avril.

    Atomisation en aval. En aval, de nombreux petits acteurs (assemblage de modules et installation) se lancent sur le marché depuis deux ans. PricewaterhouseCoopers en a identifié pas moins de 180 et prédit une consolidation future, sous l'effet de la pression concurrentielle et d'une baisse envisagée des tarifs d'achat à partir de 2012. Le tarif de rachat par EDF des installations intégrées au bâti, actuellement de 60 c/kWh, est d'ailleurs le plus élevé au monde. Ce qui n'est pas le cas de celui concernant les centrales au sol, actuellement de 33 c/kWh.

    Or les investissements nécessaires sont lourds, avec une masse critique qui croît à mesure que l'on remonte la chaîne de production. « Il y a un coup à jouer sur les couches minces, où la France pourrait jouer un rôle leader en matière d'innovation », assurent pourtant les experts de PWC. Malgré un manque de recul sur sa durabilité, les instituts de recherche estiment que cette technologie pourrait atteindre 50 % de parts de marché d'ici 5 ou 10 ans. Avec 20 % en 2008, les couches minces ont connu une pénétration nettement plus rapide que prévu. Les espoirs de la filière française reposent notamment sur le CEA, Photowatt et EDF EN, réunis au sein du projet PV Alliance consacré à la hausse graduelle du rendement des cellules de modules de silicium cristallin.

    A.L.

    Accéder au rapport complet de PricewaterhouseCooper


    http://www.usinenouvelle.com/article/france-le-photovoltaique-decolle-mais-manque-d-industrie-amont.164351
    20-05-2009 | PV Alliance accélère dans le photovoltaïque

    L'entreprise PV Alliance de Bourgoin-Jallieu (Isère), spécialisée dans le développement de cellules photovoltaïques à haut rendement, va disposer dans quelques mois d'un second atelier pilote ancré au sein du CEA Grenoble.

    Ce deuxième atelier va se rajouter à celui hébergé au sein du groupe Photowatt à Bourgoin-Jallieu.

    Ces deux sites spécialisés dans la validation des technologies issues de la recherche publique, de l'Institut national de l'énergie solaire en particulier, représentent chacun 40 millions d'euros d'investissement et 80 emplois à forte valeur ajoutée.

    Les développements menés au sein de PV Alliance devraient permettre au fabricant de cellules photovoltaïques Photowatt et au groupe EDF-ENR de produire en grande série et de commercialiser de nouveaux concepts de cellules photovoltaïques à haut rendement à partir de 2011.

    La société PV Alliance est contrôlée par EDF Energies Nouvelles à hauteur de 40 %, Photowatt (40 %), et le CEA (20 %).


    http://www.usinenouvelle.com/article/pv-alliance-accelere-dans-le-photovoltaique.165068
    09-06-2009 | LE BOURGET-DU-LAC

    L'écologie est à la mode et la Savoie montre l'exemple.

    Vendredi dernier est sorti à Chambéry, comme dans toute la France et dans 134 autres pays au monde, le film de Yann Arthus-Bertrand, "Home". Le film sera projeté sur écran géant dans la cour du château des Ducs de Savoie le 18 juin (22h30). Ce jour-là sera aussi inaugurée l'exposition tactile, accessible aux non-voyants, de photographies de la Terre vue du ciel, réalisées par Arthus-Bertrand et transformées avec de l'acétate de cellulole par le plasticien Alain Mikli. Dimanche, en Savoie, lors des élections européennes, la liste Europe Écologie est arrivée en deuxième position, derrière l'UMP, avec 19,86 % des suffrages. Un score supérieur à celui réalisé par les Verts au niveau national.

    Enfin, aujourd'hui , le Président de la République effectue une visite éclair à l'Institut national de l'énergie solaire (l'Ines), installé sur le site de SavoieTechnolac au Bourget-du-lac. Nicolas Sarkozy visitera l'Ines puis s'adressera à une assemblée d'élus et de décideurs du département. Le thème de son intervention ? Le développement des énergies renouvelables dont la Savoie, via l'Ines, s'est fait une spécialité.

    En guise de préambule, l'Ines s'est invité hier dans les débats du conseil général, qui abordait sa "décision modificative 1", autrement dit des questions budgétaires.

    « Il y a un siècle, la Savoie a vu se construire les grandes usines, celles qui traitaient la houille blanche, » a comparé le président Hervé Gaymard. « Après la seconde Guerre mondiale, il y a eu l'hydroélectricité puis le tourisme d'hiver. Maintenant, avec le solaire, on entre peut-être dans une phase nouvelle de l'avenir industriel de notre département. Ce qui se passe aujourd'hui est fondateur. »

    Pour argumenter cette perspective, Jean Therme, le directeur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui est partie prenante du projet, a une nouvelle fois présenté l'Ines et ses 200 chercheurs d'ici fin 2009. Il a surtout dessiné un futur qui sera marqué du sceau de la croissance : « Le projet Ines 2 va démarrer. Étalé sur la période 2009-2013, il va donner au centre une taille mondiale. »

    Ambition de la structure installée à Savoie Technolac : recevoir d'ici là 500 chercheurs, multiplier par quatre ses "indicateurs de réussite" et monter sur le podium mondial dans son domaine. Pour cela, le conseil général et la région mettent les bâtiments à disposition. Le CEA, lui, envoie ses cerveaux.

    500 chercheurs oui, mais pour faire quoi ? Travailler sur le silicium, les cellules photovoltaïques, la peinture solaire et même les voitures solaires, qui équipent les employés de l'Ines.

    « Le solaire en Savoie et en Rhône-Alpes, ce n'est pas un hasard. L'Asder, Clipsol, Photowatt, Tennerdis... ce terreau, c'est la présence de plus de la moitié de l'industrie française dans les énergies renouvelables regroupées dans notre région, avec 5 000 emplois dans le solaire, dont plus d'un tiers se trouve en Savoie, » a fait remarquer Jean-Pierre Vial.

    Le 2e vice-président du conseil général porte le projet depuis le début. «Notre principal défi désormais est de mettre en place une véritable filière industrielle. Le Président de la République a pris l'initative de venir voir l'Ines, quinze jours après la venue de Jean-Louis Borloo. C'est un signe fort.»


    http://ledauphine.com/index.jspz?chaine=17&article=144846
    09-06-2009 | Energies - Sarkozy en militant écolo
  • "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres", a-t-il promis.

  • La fibre écolo a le vent en poupe depuis dimanche, avec le joli score d'Europe Ecologie. En déplacement mardi en Savoie sur le thème du développement des énergies renouvelables, Nicolas Sarkozy s'est plu à rappeler ses positions en faveur de la défense de l'environnement et en a profité pour faire un mea culpa. Celui d'une France qui a fait une "erreur" en pensant qu'être leader dans le nucléaire civil la dispensait de développer les énergies renouvelables.
     
    "La France, en tête sur les énergies nucléaires, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables. C'est une erreur. Nous allons prendre aujourd'hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général de Gaulle pour le nucléaire", a-t-il dit lors d'une table ronde organisée sur le campus scientifique de l'Université de Savoie, après avoir visité les laboratoires de l'Ines, l'Institut national de l'énergie solaire, au Bourget-du-Lac.
     
    "Nous avons aidé Yann Arthus-Bertrand"
      
    "Nous devons devenir leaders des énergies décarbonnées de demain sans rien abandonner de ce que nous avons de notre avance dans le domaine nucléaire", a alors plaidé le président (voir la vidéo). Et pour doper la recherche, il a répété son engagement d'investir autant dans les énergies renouvelables que dans le nucléaire de troisième génération (EPR). "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres", a-t-il promis, renouvelant sa promesse de tenir les engagements du Grenelle de l'environnement. D'ailleurs, "la croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème (...) avec (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l'environnement", a-t-il tenu à rappeler, alors que le projet de loi Grenelle 1 revient mardi devant les députés. Pour le réseau Sortir du nucléaire, le président fait montre d'une "duplicité" dans ses déclarations, faisant "mine de promouvoir les énergies renouvelables mais, en réalité, il réaffirme sont soutien sans faille à l'industrie nucléaire".

    Le chef de l'Etat est aussi revenu sur la polémique entourant le film "Home" de Yann Arthus Bertrand. Certains politiques ont critiqué sa diffusion à la télévision vendredi, soit à deux jours des élections européennes, y voyant une des raisons du succès d'Europe Ecologie. Des critiques que Nicolas Sarkozy n'a "pas comprises". "Je voudrais dire combien je me félicite que nous ayons aidé Yann Arthus-Bertrand, que le service public s'est grandi en proposant la diffusion de ce magnifique film ‘Home', que j'ai vu, et je recommande à chacun de le voir, y compris dans sa version longue", a déclaré le président.
     
    "Je ne comprends pas d'ailleurs qu'il y ait pu avoir la moindre polémique sur le fait que le service public diffuse ce film le 5 juin", a-t-il ajouté. "S'il y a vraiment une mission pour le service public, c'est de faire comprendre à nos concitoyens les enjeux de l'environnement", a conclu le chef de l'Etat. Yann Arthus-Bertrand a lui-même estimé lundi notamment sur LCI Radio que la diffusion de son film avait "influencé, c'est évident"  le succès de la liste de Daniel Cohn-Bendit : écouter son interview.


    http://tf1.lci.fr/infos/sciences/environnement/0,,4437403,00-sarkozy-en-militant-ecolo-.html
    16-07-2009 | Energie solaire : PV Alliance ou le pari de la R&D

    Constituer un partenariat afin de disposer de tous les atouts qui permettent de gagner la prochaine bataille du solaire.

    Tel est l'objectif de PV Alliance, un consortium, créé en septembre 2007, qui regroupe Photowatt, l'acteur historique de l'énergie solaire en France, le LITEN, qui est le Laboratoire d'Innovations des Technologies des Energies Nouvelles et des Nanomatériaux du CEA, et le groupe EDF Energies Réparties (EDF ENR), spécialisé dans la production d'électricité ou de chaleur à partir d'énergie renouvelables. Sa première mission : la réalisation d'un grand programme de R&D, "Solar Nano Crystal", qui regroupe 7 partenaires et bénéficie d'un budget de 129 millions d'euros. Objectifs : développer, d'une part les premières cellules solaires a base de silicium métallurgique purifié, cellules dites à haut rendement, d'autre part des cellules solaires à très haut rendement utilisant le polysilicium.
    Un grand programme et 7 autres complémentaires

    "L'idée remonte à environ quatre ans. Je dirigeais alors Photowatt, le seul fabriquant français de cellules solaires. Mon constat était que nous n'arrivions plus à attirer les investissements en France, ce qui, il est vrai, n'est pas propre au secteur de l'énergie solaire. Cela dit, le solaire est une industrie jeune. Aussi était-il urgent d'agir", explique Eric Laborde, Président de PV Alliance. D'où son idée d'aller voir Jean Therme, directeur de la recherche technologique du CEA, "qui dispose d'un formidable outil de génération d'innovations autour du silicium et de l'électronique", souligne-t-il, afin de lui proposer de bâtir une alliance dans le solaire sur le même principe que celle développée, il y a quelques années, dans la microélectronique. Décision est alors prise de bâtir une industrie du solaire en France, où il existe déjà un embryon, avec pour objectif, non pas de viser la génération actuelle, celle du silicium classique, où la bataille a déjà été perdue, mais les prochaines générations, celle du haut rendement, basée sur l'utilisation du silicium métallurgique, et celle du très haut rendement et du polysilicium.

    C'est dans ce contexte qu'est créé PV Alliance, un consortium regroupant Photowatt qui détient 40% du capital, le Laboratoire d'Innovations des Technologies des Energies Nouvelles et des Nanomatériaux du CEA, dont sa filiale CEA valorisation détient 20% du consortium, les 40% restants étant détenus par EDF ENR. Les partenaires de PV Alliance ayant décidé de faire le pari de la R&D, un grand programme de recherche est aussitôt lancé. D'une durée de cinq ans, ce programme, baptisé "Solar Nano Crystal", dispose d'un budget de 129 millions d'euros, dont 46,5 millions d'euros sont financés par Oséo, et regroupe 7 partenaires. Il y a là Ferropem, qui fabrique du silicium, notamment métallurgique destiné au solaire, Silicium de Provence, qui produit du silicium de qualité électronique, Emix, une entreprise qui réalise des lingots de silicium par coulée continue, Appolon Solar, une PME filiale d'EDF, impliquée dans la purification du silicium mais aussi dans la réalisation des modules Nis, le CNRS et le CEA qui génèrent les découvertes et les inventions, enfin PV Alliance, le principal partenaire de ce programme.

    Premier objectif de PV Alliance, développer des cellules solaires à base de silicium métallurgique purifié. "Notre but est d'atteindre 16% de rendement dès l'an prochain, c'est-à-dire l'efficacité des cellules solaires disponibles aujourd'hui sur le marché. Cela nous permettra de diminuer les coûts et de prolonger la durée de vie des équipements actuels", précise Eric laborde. Le second objectif de ce consortium est de développer ce qu'on appelle le "très haut rendement", les plus optimistes parlant de 22%. Aujourd'hui, seules deux entreprises sont présentes sur ce marché : l'américaine Sun Power avec une technologie classique dite de "contacts en face arrière", et la japonaise Sanyo avec la technologie dites des "couches hétérojonction". "Nous devrions produire nos premières cellules à très haut rendement sur du polysilicium d'ici deux ans, ce qui nous permettra de revenir dans ce cercle très fermé au niveau niveau mondial", indique-t-il. Parallèlement à ce programme Solar Nano Crystal, PV Alliance en a lancé 7 autres, complémentaires, pour un budget de 94 millions d'euros dont une partie est financée par la Région Rhône-Alpes et le Conseil Général de l'Isère.

    Deux Lab-Fab pour diminuer les risques industriels

    Le but des partenaires de PV Alliance est d'atteindre une taille critique de 200 MW d'ici 5 ans. "Ces 200 MW correspondent à la puissance instantanée des cellules que nous allons produire chaque année", explique le directeur du consortium. Cela représente un investissement autour de 400 millions d'euros. En termes de créations d'emplois, cela signifie 50 chercheurs à l'Institut National de l'Energie Solaire (INES), 160 personnes dans les Lab-Fab et environ 400 emplois à terme pour les deux usines de 100MW. "Les Lab-Fab sont des petites lignes de production de cellules prototypes", rappelle Eric Laborde. Dans cette industrie de process qu'est le secteur du photovoltaïque, le plus difficile est en effet de passer du laboratoire à la production. De bons résultats en laboratoire ne garantissent pas forcément une réussite sur les lignes de production. D'où l'existence de ces Lab-Fab qui permettent de diminuer les risques industriels de façon très significative. "Ce n'est qu'en adoptant cette nouvelle manière de capitaliser l'innovation réalisée en amont dans les laboratoires de l'INES, que nous parviendrons à nous hisser au niveau des meilleurs mondiaux", affirme le président de PV Alliance.


    http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59930.htm